3 Janvier 2025 | Port-au-prince, Haïti| Actualités de l’Union haïtienne| Presse Écrite et Publications
Dans une société moderne où abondance matérielle et plaisirs immédiats ne suffisent pas à combler le sentiment de vide intérieur existentiel, le pasteur Jean Fritz Zalex Josile propose une approche biblique. "Combler le vide", son premier livre de 308 pages, explore à travers une étude approfondie du sanctuaire céleste, les raisons de ce manque profond et invite à redécouvrir une dimension essentielle : une relation intime, authentique et personnelle avec Dieu, source de paix et de bonheur durable.
"Combler le vide", premier ouvrage de Pasteur Jean Fritz Zalex Josile.
Une réponse biblique au vide existentiel
Cette réponse, biblique, s'appuie sur une étude approfondie du ministère sacerdotal de Jésus-Christ dans le sanctuaire céleste. Une approche simple et non simpliste, soutenue par des arguments théologiques pertinents et des exemples concrets tirés de l'expérience pastorale de l'auteur. L’ouvrage montre comment l’image symbolique du système sacrificiel nous révèle le plan de Dieu pour le salut de l'humanité. "Le sanctuaire", pilier doctrinal de l’Église Adventiste du 7ème jour, problématique de Pasteur Josile durant son parcours en licence et en maîtrise à l’Université Adventiste d’Haïti (UNAH), lui permet de mieux saisir la profondeur de l'amour de Dieu et notre besoin de sa grâce.
"Combler le Vide" renferme des réponses pratiques, simples, concises et bibliques à toute quête désespérée de sens, de paix et de plénitude. Une réponse pratique à une question universelle : comment trouver le bonheur durable ? En explorant la dimension spirituelle de l'existence, Pasteur Josile, dans l’introduction du livre, invite chacun à « dépasser les illusions, à se poser des questions essentielles et à explorer les possibilités offertes par la foi en Jésus, le fondement même de la doctrine du sanctuaire ».
Ventes signatures du livre
Durant tout le mois de décembre 2024, plusieurs ventes signatures ont été organisées dans tous les champs de l’Union de Missions des Adventistes du Septième jour d’Haïti (UMASH). Les 13 et 15 décembre à La Régina et à l’église Eden de Bon Repos, le 22 décembre au Collège Adventiste et à l’église Temple 1 des Gonaïves, au Centre Culturel et à l’église Sinaï de Gros-Morne les 24 et 25 décembre, à St-Louis du Nord et à Port-de-Paix le 29 décembre.
Pasteur Zalex Josile en compagnie d'un acheteur lors de la vente signature de "Combler le vide" à La Régina, Delmas 31, le 13 décembre 2024.
De retour à Port-au-Prince, l’équipe des ventes sera à La Source le 5 janvier 2025 où "Combler le Vide" sera disponible à prix abordable lors du fameux programme "4 C", combinant : Concert musical, Concours de lecture, Conférence et Cuisine haïtienne. Selon Pasteur Zalex, c'est un programme très attendu qui se reproduira le 12 janvier 2025, à l’hôtel El Rancho sis au #5, rue José Marti, Pétion ville pour clore le concours de lecture organisé par l’équipe de l’émission Espace Jeunes, dont Pasteur Zalex est le principal promoteur. L’équipe prévoit d’autres ventes signatures, notamment sur le campus de l’UNAH à Carrefour pour couvrir tout le territoire de l’UMASH et rendre le livre accessible à tous.
"Combler le Vide", un ouvrage à procurer
Vous vous sentez vide de l’intérieur ? À travers « Combler le vide », pasteur Zalex Josile nous invite à remettre en question les promesses trompeuses du monde et à explorer la dimension spirituelle de notre existence, souvent négligée : notre relation personnelle avec Dieu, essentielle à notre bonheur. Un ouvrage qui peut être un guide inspirant pour surmonter les défis et trouver un sens à la vie.
19 Décembre 2024| Port-au-prince, Haïti| Actualités de l’Union haïtienne| Presse Écrite et Publications
En réponse à la crise alimentaire qui frappe la commune de Caracol, le lundi 16 décembre 2024, l’Agence Adventiste de Développement et de Secours (ADRA) Haïti a officiellement lancé le projet Emergency Food and Cash Assistance in Haiti (EFACH) par la distribution de plusieurs centaines de kits alimentaires à l’École Nationale de Caracol. Ce programme, financé par Canadian Foodgrains Bank et ADRA Canada, vise à soulager la détresse des populations les plus vulnérables de la région.
Une file de bénéfiaires reçevant leurs kits alimentaires, lors de la distribution organisée par ADRA Haïti, le 16 Novembre 2024. [photo: ADRA Haïti]
Une réponse à la misère de la population
Caracol, l'une des communes de l'arrondissement de Trou-du-Nord du département du Nord-est d'Haïti, est confrontée à une crise alimentaire aggravée par le climat d'insécurité qui ronge le pays. Après avoir été informée de la misère de la population, l'équipe d'urgence d'ADRA a vite mis sur pied le projet EFACH, en partenariat avec Canada Foodgrains Bank et ADRA Canada. « Suite aux derniers rapports indiquant cette crise alimentaire grave, nous avons compris l'urgence d’intervenir à Caracol. Nous n’avons pas tardé à implémenter ce projet de concert avec nos partenaires pour soulager la misère de cette population sévèrement touchée", précise la directrice d'ADRA Haïti, Myrlaine Jean Pierre.
Myrlaine Jean Pierre, Directrice d'ADRA Haïti en compagnie d'une bénéficiaire. [photo: ADRA Haïti]
De décembre 2024 à février 2025, environ 8 560 personnes issues de 1 070 ménages bénéficieront de cette assistance alimentaire qui se réalise en 3 phases. En conformité aux critères d'un panier alimentaire normal, chaque Kit distribué dans les locaux de l’École Nationale de Caracol, le lundi 16 décembre 2024, est composé de produits alimentaires essentiels dont un sac de riz de 25 kg, un sac de pois de 12,5 kg, un sac de maïs de 12,5 kg, un paquet de 24 Spaghettis, 2,5 kg de sucre et un gallon et demi d'huile. Les bénéficiaires reçoivent en outre un transfert de 30 dollars US.
Un soutien vital dans une période difficile
Ce soutien vital apporté en cette période de fin d'année difficile fait raviver un brin d'espoir chez ces personnes recensées comme les plus vulnérables. Anita, 80 ans environ, résidant dans la commune, est désormais rassurée: « C’est Dieu lui-même qui nous rend visite en ce temps difficile. Grâce à cette aide, je n’ai plus de craintes pour cette fin d’année. »
Une bénéficiaire souriante avec son kit. Au moins 1070 familles de la Commune de Caracol auront de quoi se nourrir ce mois de décembre, grâce à ces kits distribués par ADRA, conformes au critères d'un panier alimentaire normal. [photo: ADRA Haïti]
Selon le dernier rapport de l'Indice des Prix à la Consommation (IPC), publié par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA), l'Organisation des Nations Unis pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) et le Programme Alimentaire Mondial (PAM), 48% de la population haïtienne fait face à des niveaux élevés de crise alimentaire aiguë (IPC 3). En dépit du fait qu'ils soient considérés comme les plus vulnérables, les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes âgées et les personnes à mobilité réduite ne sont pas épargnés de cette terrible famine conséquente du contexte d'instabilité auquel est confronté le pays depuis des lustres.
Cette assistance de la ADRA fournie au moment opportun met en œuvre son engagement humanitaire à apaiser la souffrance de ces populations défavorisées et agir pour un avenir meilleur.
13 Décembre 2024| Port-au-prince, Haïti| Actualités de l’Union haïtienne| Presse Écrite et Publications
En Haïti, Le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) a communiqué que les demandes varient généralement entre 70 000 et 100 000 pochettes de sang par an alors que le CNTS peine à collecter environ 30 000 pochettes par an. Cela donne une idée du nombre de compatriotes qui souffrent et qui perdent leur vie chaque année à cause de cette pénurie de sang. L’église adventiste est l’une des institutions en pôle position pour booster la culture du don de sang en Haïti. Conférences et journées de collecte de sang sont organisées à cet effet sur tout le territoire de l’Union haïtienne (UMASH), témoignant du rôle prépondérant de l’église adventiste dans la promotion du don de sang en Haïti et dans le monde.
Collectes de sang dans l’UMASH
La première collecte de sang à l’Université Adventiste d’Haïti (UNAH) située à Carrefour, le 3 Août 2023 a permis de collecter 30 poches de sang pour une étudiante hospitalisée à cause d’une grave maladie du sang.
Marthe Hugues-nie François, étudiante en soins infirmiers à l’Université Adventiste d’Haïti, sourit en montrant la poche de sang qu’elle a donnée pour aider sa camarade étudiante Sanderva Judeline Joseph à la toute première collecte de sang organisée sur le campus de Carrefour, en Haïti, le 3 août 2023. [Photo : Jean Judelin et Jean Judenel Isaac]
Le 30 Juin 2024 au local de la DIGICEL, la Fédération Centrale d’Haïti des Adventistes du Septième jour (FEDCHAS) a collecté plus d’une dizaine de pochettes de sang dans le cadre du programme 1 Millions et plus de la Division Interaméricaine (DIA). En mars 2022, 33 pochettes de sang ont été collectées par le département de jeunesse de la FEDCHAS après la journée mondiale de la jeunesse adventiste, tout comme le 19 mars 2017 à Béthanie de Pétion-Ville où de nombreux Jeunes en uniforme ont donné leur sang.
Des jeunes des églises adventistes de Croix Desprez et Christ-Roi lors de la collecte de sang de la FEDCHAS en 2022. Crédit Hope Media FEDCHAS]
Plus récemment, le 18 Août 2024, 20 pochettes de sang ont été collectées par le département de santé de l’église adventiste Jérusalem de Delmas 33.
Collecte de sang à l'église adventiste Jérusalem de Delmas 33, le 18 Août 2024. [Credit photo: Département des Communications Jérusalem de Delmas.
Des leaders de la Jeunesse Adventiste sont engagés comme donneurs officiels et promoteurs du don de sang, comme Rock Markenley Louissaint de l’église adventiste Tékoa de Clercine. Par ailleurs, Konbit San Pou San (KSPS), une structure promouvant le don de sang en Haïti, souligne dans ses archives la participation active et régulière des chrétiens de l'Église adventiste du septième jour à presque toutes les collectes organisées.
Rock Markenley Louissaint, leader de Jeunesse adventiste, donneur officiel pour KSPS. [Credit photo: Guerinault Louis]
Les Adventistes du 7ème jour et le don de sang
Aujourd’hui, grâce aux prouesses scientifiques, le sang se conserve jusqu'à 42 jours. Des analyses pointilleuses sont effectuées sur les échantillons prélevés pour détecter toute anomalie. Selon les dernières statistiques de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), environ 118,5 millions pochettes de sang sont recueillies par an dans le monde. L’Église adventiste du 7ème jour y participe en organisant régulièrement des campagnes dans ses congrégations, écoles et communautés locales ou collabore avec des institutions dans le domaine. En outre, des églises se transforment temporairement en banques de sang pour faciliter les dons. L’Église adventiste soutient également la Journée mondiale du donneur de sang, célébrée le 14 juin en l’honneur du prix Nobel de médecine en 1930 Karl Landsteiner pour la découverte des groupes sanguins, et encourage ses membres à participer activement à ces initiatives pour sauver des vies. Certaines congrégations adventistes ont reçu en conséquence des distinctions nationales, comme « le sceau de connexion » au brésil et d’autres distinctions dans toute l’Amérique latine, selon les rapports de la DIA.
Les pochettes de sang données gratuitement aident à sauver la vie de plusieurs millions de personnes dans le monde.
En 2005, dans l'état de Rio Grande do Sul, le projet "Une Vie pour des Vies" a débuté, basé sur une initiative volontaire promue par les jeunes adventistes. Le projet proposait de contribuer aux centres de transfusion sanguine en incitant au don de sang. Honorée par l'OMS en 2006 comme la « Campagne remarquable de l'Organisation panaméricaine de la santé. », l'initiative a contribué à plus de 1 million 200 mille sacs de sang donnés dans huit pays d'Amérique du Sud dans les 10 dernières années, selon ce qu'a rapporté Adventist News Network.
Des donateurs devant le centre de don du sang de Brasilia, capitale du Brasil. [Photo : Thiago Fernandes. Source: Adventist News Network]
Position de l’église sur les transfusions sanguines
Certains membres d’église affichent toutefois une certaine réticence et refusent même de participer aux collectes sur la base de quelques interprétations bibliques. Réagissant sur la question, l'assistant du Président de l’Union haïtienne pour le ministère de la santé, Dr Daniel Jean-François, déclare : « L’Église adventiste du septième jour n’a pas d’objection théologique ou doctrinale aux transfusions sanguines. Elle considère les transfusions comme une pratique médicale acceptable, encourage les membres d’église à suivre l’exemple de Jésus qui a donné son sang pour l’humanité et soutient les interventions médicales qui peuvent sauver des vies, y compris les transfusions sanguines. »
Dr Dr Daniel Jean-François, Cancérologue, est assistant du Président de l'UMASH pour le Département des Ministère de la Santé et promotteur du programme 1 Million et plus de la DIA.
Dr Daniel Jean-François félicite toutes les initiatives prises jusque-là : « Nous félicitons toutes ces initiatives et encourageons toutes les autres institutions, églises et donateurs à emboîter le pas parce que donner son sang pour la survie d’un prochain est un grand acte d’évangélisation ! » Au niveau de l’Union, une commission de normalisation sera bientôt sur pied pour permettre à l’avenir une meilleure coordination des collectes de sang dans les champs, a annoncé le responsable de santé de l’Union haïtienne. Dr Daniel Jean-François est le principal coordinateur des initiatives de santé sur tout le territoire de l'UMASH et promoteur du programme 1 Million et Plus de la DIA, visant à orchestrer des programmes sanitaires pour toucher le maximum de membres de la population haïtienne en manque de soins.
Toutes ces initiatives de promotion et de collecte de sang, en Haïti comme dans le monde entier, témoignent de l'engagement de l'église Adventiste du septième jour qui, selon son Manuel d'église, édition 2022, s'engage plus que jamais à faire connaitre le Christ au monde en promouvant un mode de vie sain, la préservation de la vie et de la dignité humaine.
09 août 2024| Port-au-prince, Haïti| Actualités de l’Union haïtienne| Presse Ecrite et Publications
Le ministère des possibles de l’église adventiste Jérusalem de Delmas 33 a distribué des matériels de soutien à plus de 20 personnes en situation de handicap lors d’un culte spécial le samedi 27 juillet 2024. Cet événement, réalisé sous le thème Se regarder à travers les yeux de Dieu, visait à mettre en lumière et à soutenir les personnes à mobilité réduite, souvent négligées dans la communauté.
Cette activité a marqué le lancement du ministère des possibles à l’église adventiste Jérusalem de Delmas visant l’intégration totale des personnes en situation de handicap ou souffrant de maladies invalidantes. "C'était l’occasion pour l’église de vivre un moment profond et significatif en mettant en valeur les personnes à mobilité réduite, souvent négligées dans notre communauté", a déclaré la responsable du ministère des possibles de l’église, Dr Ruth Saint-Armand.
"Nous avons distribué des cadeaux, des béquilles et des walkers à chacune d'entre elles montrant ainsi notre engagement de les accompagner concrètement".
Les personnes à mobilité réduite sont toutes les personnes ayant des incapacités sensorielles ou intellectuelles, les personnes ayant des incapacités motrices, les personnes âgées, les personnes en fauteuils roulants ou tout autre handicap. Eu égard au Manuel d'église des Adventistes du Septième Jour, édition 2022, le ministère des possibles a été créé stratégiquement dans l'objectif de prendre en compte les besoins de ces personnes, d'œuvrer pour leur acceptation et de développer des plans d’action visant à leur donner un but et un accomplissement dans leur vie et leur ministère.
En raison de leur situation de handicap, ces gens ont grandement besoin d'être épaulés sachant qu'ils ont également une grande importance aux yeux de Dieu, leur créateur. "Après cette grande première, nous pensons déjà à d'autres initiatives dans le but de continuer à les assister", a conclu Dr Ruth.
Du 16 au 20 février 2024, l'Agence Adventiste de Développement et de Secours (ADRA) a soutenu plusieurs centaines de personnes déplacées se réfugiant dans divers sites d'hébergement dans la commune de Carrefour, fuyant la violence des groupes armés. Les personnes vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées, se sont retrouvées dans des espaces publics, pour la plupart des églises, dans les zones de Waney. Une fois la nouvelle apprise, l'équipe d'urgence de l'ADRA s'est rapidement mobilisée sur le terrain, distribuant des repas chauds au moins deux fois par jour à 350 personnes hébergées dans cinq sites différents.
Au bout de 24 heures, ADRA et la Direction de la Protection Civile ont effectué une évaluation des sites afin de déterminer les vrais besoins des déplacés internes (PDIs). Cependant, ADRA a rapidement fourni une première réponse en distribuant des repas chauds, l'un des premiers besoins après l'eau. Un repas peut empêcher les PDIs de mourir de faim, a expliqué le responsable des Urgences, M. Carlin Louis. Le Coordonnateur des urgences a également exprimé la tristesse d'ADRA face à la situation de misère dans laquelle vivent ces gens qui sont obligés d'abandonner leurs maisons en raison des affrontements des groupes armés.
Après plus d'une semaine, ces malheureux habitants ne savent pas combien de temps ils pourraient passer loin de chez eux. Ils sont actuellement assistés par des institutions humanitaires qui leur fournissent les moyens de survivre. Cette distribution financée entièrement par ADRA Haïti se réalise en collaboration avec la Direction de la Protection Civile et la Mairie de Carrefour. Plusieurs volontaires de la commune ont été mobilisés dans le cadre de ce programme de soutien aux déplacés internes. ADRA a été contrainte d'augmenter le nombre de repas au Centre d'accueil de Carrefour (CAC) pour aider plusieurs jeunes de l'établissement à se restaurer après une crise alimentaire. L'initiative de la ADRA qui a permis de nourrir 257 enfants pendant 4 jours à raison de deux repas par jour a été saluée par M. Bernard Henry, Directeur du Centre.
“Je tiens à exprimer ma reconnaissance pour ce que ADRA fait pour moi car elle me permet de trouver de quoi manger et de manger bonnes choses », témoigne Alcide, un enfant du CAC, également l'un des cinq sites recensés par l'équipe d'urgence d'ADRA et la DPC.
Fortuné Remose, qui a 52 ans, est mère d'un enfant. Elle valorise l'assistance alimentaire de l'ADRA depuis qu'elle avait dû fuir sa maison pour s'installer dans cette église de Waney 93. Elle a exprimé sa gratitude envers ADRA pour ses repas. “ Nous sommes inconfortables car nous n'avons pas pu récupérer nos objets à la maison et maintenant, nous avons besoin de l'aide des institutions humanitaires qui veulent nous aider. Elle souhaite que les autorités agissent rapidement afin que ses voisins, ses enfants et elle puissent retrouver leurs maisons.
Les chiffres publiés par l'office internationale de la migration (OIM) indiquent qu'environ 150 000 personnes ont été déplacées fuyant les violences des groupes armés dans la région métropolitaine. L’OIM a également dénombré que suite à diverses attaques armées en début du mois de février 2024, survenues dans les communes de Carrefour, Cité Soleil, Tabarre et au Centre-Ville, plus de 17,000 personnes se sont déplacées pour fuir la violence des gangs. Dans une situation aussi alarmante, l’Agence Adventiste de Développement et de Secours (ADRA), selon sa mission, apporte son soutien à un grand nombre de ces malheureuses victimes.
Dans le cadre de son programme alimentaire en collaboration avec son partenaire Canadian Foodgrains Bank (CFGB), ADRA a distribué des kits alimentaires à environ 7,068 ménages dans la Commune de Carrefour. Ce programme a été mis en place après la requête expresse du Maire de la ville indiquant que les gens mouraient de faim. La Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA) estime que plus de 5 millions de personnes souffrent d'insécurité alimentaire, une situation qui pourrait s'aggraver dans les mois à venir si rien n'est fait pour arrêter ces violences.
L’assistance demeure essentielle en Haïti pendant que l’évaluation des besoins sert de facteur prédéterminent pour aider les Haïtiens coincés en Amérique centrale et du Sud.
Le 5 octobre 2021 | Silver Spring, Maryland, États-Unis | Kimi-Roux James d’ADRA International
Après un tremblement de terre d’une magnitude de 7,0 en 2010 en Haïti, plus de 220 000 personnes ont perdu la vie, 1,5 million ont été déplacées et quelque 300 000 personnes ont été blessées.
De nombreux Haïtiens ont migré vers plusieurs pays, le principal étant le Brésil, où on estime que 85 000 personnes sont arrivées d’Haïti entre 2010 et 2017. De plus, entre 2010 et 2015, 48 000 Haïtiens y ont demandé refuge et un nombre considérable de nouveaux arrivants a continué d’affluer au moins jusqu’en 2019, où près de 17 000 Haïtiens ont cherché protection selon une analyse de la Migration Policy Institute (MPI). Les Haïtiens qui ont quitté leur pays ont également cherché de plus en plus à déménager dans des pays comme les États-Unis et le Chili.